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 Spéciale Budoc

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MessageSujet: Spéciale Budoc   Ven 14 Mar - 13:54

Ben oui,POURQUOI-PAS? lol lol
http://www.iledemolene.fr/les_canots_de_sauvetage.htm
http://www.cartolis.org/search.html
sur ce dernier site:recherche simple,taper juste "canot" et......amusez-vous ,messire Budoc ad ad eyqew
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MessageSujet: Re: Spéciale Budoc   Ven 14 Mar - 16:00

Alors là ! cheers
Sire quel honneur et quel plaisir vous me faites ! thumright
J'en ai pour un moment à étudier tout ça.
J'ai déjà remarqué que le site "cartolis", canot, page 3 contenait une erreur monumentale, notre Papa Poydenot a été répertorié à Douarnenez !
Je vais m'empresser d'essayer de rectifier ça. Gast !

Encore merci à vous ! Wink
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MessageSujet: Re: Spéciale Budoc   Ven 28 Mar - 23:19

Seigneur Budoc, vous m'aviez caché cela... lol

Mais bon, le plaisir de vous retrouver en d'autres lieux n'en aura été que plus grand! eyqew

http://academia-celtica.niceboard.com/index.htm
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MessageSujet: Re: Spéciale Budoc   Sam 29 Mar - 1:54

Je ne raconte pas tout Messire Jordi Wink
Il y a bien longtemps que je n'ai plus écrit une ligne, j'avais en son temps tenté une étude sur la Pointe de Penmarc'h, pour ceux que celà interesse;
http://academia-celtica.niceboard.com/bretagne-breizh-bertaeyn-brittany-f1/la-pointe-de-penmarc-h-t8-30.htm
C'est sans prétention aucune mais ça fait partie d'une étude plus sérieuse actuellement en cours.
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MessageSujet: Re: Spéciale Budoc   Sam 29 Mar - 14:03

j'adore ce site de notre ami Even !!

un érudit passionné , je suis en train d'apprendre le nom des fleurs et des animaux !!!!
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MessageSujet: Re: Spéciale Budoc   Sam 29 Mar - 16:20

Quand on me parle d'Even, je pense, bien naturellement, à l'histoire du Chevalier Bran...

La légende du chevalier Bran

Souvenir d’un combat livré au 10ème siècle par Even le Grand aux hommes du Nord. L’illustre chef breton les força à la retraite, mais ils ne s’embarquèrent pas sans emmener des prisonniers, parmi lesquels le petit-fils du Comte Even, celui qu’on appelle Bran le corbeau, l’oiseau divin des celtes. Il ne reverra jamais les côtes de Bretagne. Le temps a passé ; à Kerlouan, sur le champ de bataille à Neiz-Vran, un grand chêne domine le rivage. Chaque année, en novembre, des oiseaux de mer se posent sur ses branches, des oiseaux au plumage noir et blanc, avec une tâche de sang au front. Au cœur de la nuit apparaît un jeune corbeau, bien fatigué, qui se repose en haut du chêne et dit « chantez pour moi, oiseaux de mon pays, vous qui n’êtes pas mort loin de la Bretagne ». Alors les oiseaux entonnent un chant si beau que la grande mer salée s’arrête de bouger et fait silence pour les écouter ! Voici la ballade qui compte sa mésaventure...

Bran ou le Prisonnier de Guerre

I

« Le chevalier BRAN a été blessé, car il s’est trouvé au combat de Kerlouan
Au combat de Kerlouan au bord de la mer, a été blessé le petit-fils de Bran le Grand
Malgré notre victoire, il a été fait prisonnier et emmené au-delà des mers.
Au-delà des mers quand il arriva, enfermé dans une tour il pleura.
Ma famille tressaille et pousse des cris, et je suis sur mon lit, hélas
Je voudrais trouver un messager qui portât une lettre à ma mère.
Le messager trouvé, le guerrier lui donna ses ordres :
Prends un autre habit, Messager, l’habit d’un mendiant, par précaution
Et emporte ma bague, ma bague d’or, qui te fera reconnaître.
Quand tu seras arrivé dans mon pays, tu la montreras à Madame ma Mère
Et si Madame ma Mère vient pour me racheter, Messager, tu déploieras un pavillon blanc ;
Et si elle ne vient pas hélas … tu déploieras un pavillon noir.

II

Quand le messager arriva au pays de Léon, la dame était à souper.
Elle était à table avec sa famille, les joueurs de harpe à leur poste.
Bonjour à vous, Dame de ce château, voici l’anneau d’or de votre fils Bran ;
Son anneau d’or et une lettre : il faut la lire, la lire vite.
Joueurs de Harpe, cessez de jouer, j’ai un grand chagrin dans le cœur ;
Cessez de jouer, joueurs de harpe, mon fils est prisonnier, et je n’en savais rien …
Qu’on m’équipe un vaisseau ce soir, que je passe la mer demain.

III

Le lendemain, le seigneur Bran demandait de son lit : Sentinelle,
Sentinelle, dites-moi ne voyez vous venir aucun navire ?
Seigneur chevalier, je ne vois que la grande mer et que le ciel.
Le seigneur Bran demanda encore à la sentinelle, à midi :
Sentinelle, sentinelle, dites-moi, ne voyez vous venir aucun navire ?
Seigneur chevalier, je ne vois que les oiseaux de mer qui volent.
Le seigneur Bran demanda à la sentinelle le soir :
Sentinelle, sentinelle, dites-moi, ne voyez vous venir aucun navire ?
A ces mots, la sentinelle perfide, sourit d’un air méchant.
Je vois au loin, bien loin un navire battu par les vents.
Et que pavillon, dites vite … Est-il noir, est-il blanc ?
Seigneur Chevalier, d’après ce que je vois, il est noir, je le jure par la rouge braise du feu …
Quand le malheureux chevalier entendit ces paroles, il ne dit plus rien ;
Il détourna son visage pâle et commença à trembler la fièvre.

IV

Or la Dame demandait aux gens de la ville en abordant :
Qu’y-a-t-il de nouveau céans, que j’entends les cloches sonner ?
Un vieillard répondit à la dame, quand il l’entendit :
Un chevalier prisonnier, que nous avions ici, est mort cette nuit.
Il avait à peine fini de parler, que la dame montait à la tour,
En courant, en fondant en larmes, ses cheveux blancs épars ;
Si bien que les gens de la ville étaient étonnés, très étonnés de la voir,
De voir une dame étrangère mener un tel deuil par les rues,
Si bien que chacun se demandait : Quelle est celle-ci et de quel pays ?
La pauvre dame dit au portier, en arrivant au pied de la tour :
Ouvre vite, ouvre-moi la porte … Mon fils, mon fils … que je le vois …
Quand la grande porte fut ouverte, elle se jeta sur le corps de son fils.
Elle le serra entre ses bras, et ne se releva plus.

V

Sur le champ de bataille, à Kerlouan, il y a un chêne qui domine le rivage,
Il y a un chêne au lieu où les Saxons prirent la fuite devant la face d’Even le Grand.
Sur ce chêne, quand brille la lune, chaque nuit, des oiseaux s’assemblent ;
Des oiseaux de mer, au plumage blanc et noir, une petite tâche de sang au front.
Avec eux, une vieille corneille grisonnante, avec elle un jeune corbeau.
Ils sont bien las, tous deux, et leurs ailes sont mouillées ;
Ils viennent de par delà les mers, de loin.
Et les oiseaux chantent un chant si beau, que la grande mer fait silence.
Ce chant-là, ils le chantent tous d’une voix, à l’exception de la corneille et du corbeau.
Or le corbeau a dit : Chantez, petits oiseaux, chantez,
chantez, petits oiseaux du pays vous n’êtes pas morts loin de la Bretagne.
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MessageSujet: Re: Spéciale Budoc   Sam 29 Mar - 23:30

merci, pour cette belle histoire
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MessageSujet: Re: Spéciale Budoc   Mer 23 Sep - 14:20

Bonjour,
pardon de relancer le sujet, mais auriez-vous les paroles de la chanson en breton svp ?
Je sais que Cécile Corbel l'a chante dans la langue.


Merci d'avance !
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MessageSujet: Re: Spéciale Budoc   Mer 23 Sep - 17:43

Demande à Tonton Jordi, mon enfant... lol lol lol

I

Marc'heg Bran a zo bet tizhet;
Rak e kad Kerloan emañ bet.

E kad Kerloan, e-tal ar mor,
Oe tizhet mab bihan Bran-Vor.

Daoust d'hor gounid oe kemeret,
Ha glas-alaouret oe kaset.

Ha glas-alaouret pa zeuas,
E-barzh un tour, eñ a oelas:

-Va c'herent a drid hag a you,
Ha me war va gwele: ah ! you !

Me garfe kaout ur c'han-nader
A zougfe d'am mamm ul lizher.-

Ar c'hannader pa oe kavet,
Ar marc'heg en deuz kemennet:

- Ur gwisk all, va den, a wiski,
Gwisk ur c'hlaskour boued a-zevri

Va bizoù 'gemeri ivez;
Va bizoù aour, en arouez;

Ha d'am bro dal' ma tigouezhi
D'am mamm itron e ziskouezi.

Ha mar deu va mamm d'am dasprenn
Kannader, arouezi e gwenn;

Ha, siwazh din, ma na zeu-hi;
Va faotr, e du ec'h arouezi.-

II

Pa zegouezhas e bro Leon,
E oa o koniañ an itron

E oa gant he zud, diouc'h an daol;
An delennourien en o roll.

- Noz vat deoc'h, itron an ti-mañ:
Setu bizoù aour ho mab Bran,

E vizoù koulz hag ul lizher:
Ret eo e lenn, e lenn e-berr.-

-Tavit, telennourien, ho son;
Glac'har vras a zo em c'halon;

Tavit, telenourien, buan,
Paket va mab, ne ouien mann !

Ra farder ul lestr din fenoz,
Ma treuzin ar mor antronoz !-

III
Antronoz, eveus e wele,
An aotrou Bran a c'houlenne:

- Gedour, gedour, din livirit,
Lestr-ebet o tont na welit ?

- Aotrou marc'heg, na welan-me
Nemet ar mor-bras hag an neñv.

Ann aotrou Bran a c'houlennas
Gant ar gedour, da greizteiz c'hoazh:

- Gedour, gedour, din livirit
Lestr ebet o tont na welit ?

- Aotrou marc'heg, na welan tra
Nemet mor-evned o nijal.-

An aotrou Bran a c'houlennas
Gant ar godour d'ar pardaez c'hoazh.

- Gedour, gedour, din livirit
Lestr ebet o tont na welit ?-

Ar godour-gaou, pa e glevas,
C'hoarzhin-droug outañ a reaz:

- Ul lestr a welan-me pell-pell
Hag eñ foetet gant an avel.

- Na pez' arouez ? livirit krenn !
Daoust eo hi du, daoust eo hi gwenn ?

- Aotrou marc'heg, 'vel ma welann,
Du eo, m'hen toue ruz-glaou-tan !-

Ar marc'heg kaezh, pa 'n deus klevet,
Na mui na ken 'n eus lavaret;

Distreiñ a reas e zremm c'hlas,
Ha gant an derzhienn a grenas .

IV
Hag an itron a c'houlenne
Gant ar gêriz pa zouare:

- Petra nevez a zo amañ
Pa glevan ar c'hleier tinsañ ?-

Un den kozh en deus lavaret
D'an itron pa 'n deus he c'hlevet :

- Eur ar marc'heg paket oa amañ,
Mervel en deus graet en noz-mañ.-

Oa ket he gomz peurlavaret
An itron d'an tour zo pignet.

En ur redek, o ouelañ ken,
Dispak-kaer ganti he blev gwenn.

Ken a oa 'r gêriz souezhet,
Souezhet bras oc'h he gwelet,

Gwelet un itron zivroad
Oc'h ober kañv hed ar straed.

Ken a lavare peb unan:
-Piv eo houmañ, hag a-beban ?-

An itron baour a lavare
Da dreizher an tour, pa errue:

- Digor, digor, prim an nor din !
Ma mab ! ma mab ! ra e welin !-

Pa oa digoret an nor vras
War gorf he mab en em strinkas;

Hag e vriataat a reas,
Ha biken goude na savas.

V
E maez ar stourm, e Kerloan,
Zo un dervenn a-us ar c'hlan,

Un dervenn, e-lec'h m'argilas
Ar Saozon 'raok dremm Youen-Vras

War an dervenn, pa bar al loar,
Bep noz en em zastum adar,

Mor-adar du-bailh o fluennoù,
Ul lommig gwad war o fennoù.

Ganto, ur Vranez-gozh louet,
Ganti ur Vran yaouank kevret.

Skuizh o-daou ha gleb o eskell:
O tont glas-alaouret, ouc'h pell.

Hag an evned a gan ur c'han,
Ker kaer, ma tav ar mor ledan.

Ar c'han-se, 'n ur vouezh i e gan
Nemet ar Vranez hag ar Vran.

Hag ar Vran en deus lavaret:
- Kanet, evnedigoù, kanet.

Kanet, evnedigoù ar vro;
Pell eus a Vreizh n'oc'h ket marv
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MessageSujet: Re: Spéciale Budoc   Jeu 24 Sep - 15:06

Super, merci pour les paroles !
C'est une belle légende !
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MessageSujet: Re: Spéciale Budoc   Ven 25 Sep - 23:16

C'est drôle
j'habite Kerlouan et c'est pas du tout cette histoire que j'ai entendu
mais ça dois doit être pour la licence poétique.

Neiz Vran est une plage Very Happy
donc à part des dunes et du sable... point de chêne.

Ici on dit que c'est le fils du comte Even
et qu'on ne connait pas son nom.
A la bataille, c'est lui qui a repoussé les normands (on ne parle pas de saxons).
Et il n'a pas été fait prisonnier...
Mais il y perdit un bras, en signe de deuil, il ne s'habilla plus qu'en noir.
(il a même fait dire une messe pour son membre disparu mais le nom de l'église ne me reviens pas)
C'est de là que lui vient son surnom le corbeau (bran).
Neiz Vran = le nid du corbeau.

Mais à chacun son histoire Very Happy
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